No comment…
Source : Rue89
Ce mois-ci, La Grande Bouffe Ethique fait son entrée dans le top 100 des blogs français sur l’environnement selon Wikio. Ca fait plaiz…
(Photo by David S. Holloway/Apix)
Jane Goodall, spécialiste des primates depuis plus de trente ans et farouche végétarienne, vient de sortir un livre en collaboration avec Gary McAvoy et Gay Hudson. L’ouvrage, Nous sommes ce que nous mangeons, dénonce les conditions d’élevage et d’abattage des animaux, la surexploitation et la pollution des mers et des sols, les menaces d’une alimentation bourrée de graisses, de sucres, de pesticides, d’herbicides, d’antibiotiques et j’en passe et des meilleurs…
Certes, le livre dénonce certaines pratiques mais nous informe également des alternatives (tout comme le fait La Grande Bouffe Ethique!!!). A donc mettre entre les mains de tous les consomm’acteurs.
Nous sommes ce que nous mangeons par Jane Goodall chez Actes Sud (23 euros)
Du 25 Avril au 11 mai 2008, partout en France sera célebrée la quinzaine du commerce équitable.
Je rappelle très rapidement que le commerce équitable est “un mouvement social et un partenariat commercial qui obéit à différentes normes sociales, économiques et environnementales ayant pour but d’améliorer la situation des producteurs qui y adhèrent. Le mouvement privilégie les échanges commerciaux Nord-Sud, tout particulièrement dans les secteurs alimentaires et des matières premières (café, cacao, sucre, thé, bananes, miel, coton, fruits frais etc.) mais aussi dans l’artisanat. » (source : Wikipedia)
Cette 8ème édition de la quinzaine du commerce équitable permet de promouvoir un commerce reposant sur des partenariats commerciaux où le dialogue, la transparence et le respect de l’homme sont primordiaux. Toute une série d’événements auront lieu dans plusieurs villes de France. Pour plus d’infos, allez voir le site.
Pour les marseillais (j’en fais partie), c’est par ici.
(Photo : Marie-II)
Comment être écolo dans sa cuisine ? Greenpeace Canada nous donne quelques conseils pour économiser de l’énergie, de l’eau, manger mieux et minimiser les déchets…
LES ÉLECTROMÉNAGERS
Le réfrigérateur consomme plus d’énergie que tout autre électroménager, mais on peut réduire la consommation d’énergie en procédant comme suit :
• Garder la température du réfrigérateur de 3 à 5°C et du congélateur de -17 à -15°C.
• Afin de conserver l’énergie, essayer d’ouvrir la porte du réfrigérateur moins souvent et pendant moins longtemps.
• Ne pas mettre le réfrigérateur dans un endroit chaud, par exemple près d’une source de chauffage ou en plein soleil.
• Au moins une fois l’an, nettoyer le serpentin de condenseur à l’arrière ou au bas du réfrigérateur pour un fonctionnement plus efficace.
• Garder propre le joint de la porte, afin d’empêcher qu’il ne soit détérioré par des aliments séchés.
AUTRES MESURES RECOMMANDÉES
• Avant d’acheter de gros électroménagers, vérifier et comparer les rapports énergétiques (voir photo). Ils indiquent le nombre de kilowatt-heures (kWh) d’énergie consommée par mois.
• Utiliser une bouilloire électrique, car elle consomme moitié moins d’énergie que la cuisinière pour faire bouillir l’eau.
• Pour la cuisson des aliments, choisir des ustensiles en verre, qui cuisent plus rapidement que ceux en métal. Afin de réduire la consommation d’énergie, il serait bon que le feu de la cuisinière soit de même dimension que la base de l’ustensile de cuisson.
• Employer un autocuiseur, qui consomme peu d’énergie et convient bien aux aliments se situant « au début de la chaîne alimentaire ».
• Ne pas gaspiller d’énergie à préchauffer le four, car la plupart du temps, cela n’est pas nécessaire. Pour les pâtisseries et les gâteaux, il suffit de préchauffer le four 10 minutes. Il est aussi possible d’éteindre le four 15 minutes plus tôt pour des mets comme les rôtis et les plats en cocotte, car la chaleur du four est suffisante pour finir la cuisson.
• Réduire le feu lorsque l’eau arrive à ébullition. L’eau sera à la même température que si elle bouillait à gros bouillons.
LES ALIMENTS
• Manger des aliments se situant au début de la chaîne alimentaire, car la production de fruits et de légumes demande beaucoup moins d’énergie que celle de la viande.
• Non seulement la consommation de fruits et de légumes biologiques réduit la quantité de pesticides présents dans l’environnement, mais elle est également plus saine pour soi-même, les agriculteurs et les préposés à la manutention des aliments. Il suffit de rechercher l’étiquette « AB – Agriculture Biologique ».
• Consommer des fruits et des légumes locaux, plus frais, qui risquent moins d’être paraffinés et traités aux pesticides.
• Enlever l’excédent de gras de la viande et de la volaille et éviter de consommer des produits laitiers ayant une forte teneur en gras. De nombreux polluants chimiques présents dans l’environnement s’accumulent dans le gras.
• Ne pas conserver les aliments dans des sacs de plastique. Utiliser des contenants en verre pour conserver les aliments au réfrigérateur, mais faire attention car les contenants en verre ne vont pas tous au congélateur.
• Ne jamais utiliser un contenant de plastique pour faire chauffer des aliments au micro-ondes. Lorsqu’ils sont chauffés, même les contenants de plastique approuvés pour utilisation au micro-ondes peuvent transmettre des agents chimiques aux aliments.
• Si l’on doit utiliser un emballage en plastique, il est recommandé de ne pas le laisser venir en contact direct avec les aliments et de s’assurer qu’il ne s’agit pas de polychlorure de vinyle (ou PVC).
LES DÉCHETS
• Acheter des produits en vrac. Ils sont moins chers et l’emballage est réduit.
• Éviter les contenants de plastique, car ils sont fabriqués avec divers types de plastiques coûteux et difficiles à trier et à recycler.
• Choisir des produits offerts dans des contenants rechargeables ou réutilisables.
• Composter les résidus de cuisine.
• Choisir des produits fabriqués de matières recyclées.
PETITS CONSEILS
• Mettre un contenant d’eau potable au réfrigérateur de manière à éviter de faire couler souvent l’eau du robinet jusqu’à ce qu’elle refroidisse pour boire un verre d’eau.
• Garder un bol d’eau dans l’évier pour se rincer les mains en préparant les repas.
• Si l’usage d’un lave-vaisselle est nécessaire, le faire fonctionner à pleine charge, au cycle économique. Pour une meilleure efficacité énergétique, arrêter l’appareil après le rinçage, et laisser sécher la vaisselle à l’air.
• Utiliser des essuie-mains et des serviettes de table en tissu plutôt qu’en papier.
• L’eau vient à ébullition plus vite s’il y a un couvercle sur la casserole.
• Ne pas laisser couler l’eau tout en faisant la vaisselle.
• La cuisson d’aliments congelés prend plus d’énergie, donc les faire dégeler au préalable.
Source : Greenpeace Canada
Autres articles sur la cuisine
(Photo : rrelam)
Bagarres mortelles pour le pain en Egypte, émeutes en Haïti, à l’heure où deux milliards d’êtres humains sont mal nourris et 800 millions sont sous-alimentés, les émeutes de la faim se multiplient sur la planète. Succession de mauvaises récoltes, augmentation de la population mondiale, évolution des régimes alimentaires de pays émergents tels que l’Inde et la Chine. Voici quelques uns des facteurs qui expliqueraient la hausse des prix des principales denrées alimentaires. Mais le facteur le plus montré du doigt semblerait être l’essor des agrocarburants…
En tant que consommateurs, nous nous sommes bien évidemment rendus compte de la hausse des prix de certains produits alimentaires ces derniers temps. A l’échelle mondiale, par exemple, le prix des céréales a augmenté en 2007 de 42 % et celui des produits laitiers de 80%. Afin d’expliquer cette hausse des prix, l’OCDE (Organisation for Economic Co-operation and Development) a répertorié certains facteurs tels qu’une série de mauvaises récoltes et l’augmentation de la population mondiale. Ces dernières sont également accompagnées d’évolution de la consommation en Chine et en Inde. Ces deux pays s’ouvrent en effet actuellement aux modes de consommation occidentaux et une partie de leurs populations change ainsi ses habitudes alimentaires. La part des produits d’origine animale (lait et viande) est en nette augmentation dans la composition de ces nouveaux régimes alimentaires « à l’occidental » et qui dit plus de viande dit plus de céréales pour nourrir les animaux.
Enfin, nous assistons actuellement à un engouement sans précèdent pour les biocarburants de la part de nombreux gouvernements. L’Union Européenne souhaite en effet, d’ici à 2020, assurer 10% de ses besoins énergétiques pour le transport grâce aux agrocarburants. Cet objectif semble cependant peu réaliste puisqu’il impliquerait la conversion de presque trois quarts des terres agricoles (très exactement 72%) à des fins énergétiques. En d’autres termes, nous aurions du biocarburant bon marché pour prendre nos voitures et allez faire nos courses, mais il n’y aurait malheureusement plus rien sur les rayons. Les Etats-Unis et la Chine, quant à elles, ne font guère preuve de plus de réalisme car elles ont également déclarer vouloir assurer une partie relativement importante de leurs besoins en agrocarburants (respectivement 5 % d’ici à 2012 et 15 % d’ici à 2010). Les pays en développement s’intéressent également de très près à cette manne à l’image du Sénégal qui a récemment crée un ministère des agrocarburants alors que le pays a récemment été confronté a des émeutes de la faim.
C’est dans ce contexte que de hauts responsables des Nations Unis posent aujourd’hui la question de savoir si la sécurité alimentaire mondiale est menacée par ce phénomène. Selon Josette Sheeran, directrice du Programme Alimentaire Mondial (PAM), la conversion de terres agricoles à des fins énergétiques se fait au détriment de la sécurité alimentaire alors qu’il est estimé qu’une augmentation de 50% de la production agricole serait nécessaire d’ici a 2030 afin de subvenir aux besoins alimentaires de la population mondiale. De son côté, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler, estime que « la fabrication de biocarburants est aujourd’hui un crime contre l’humanité ». Jean Ziegler dénonce en fait plus spécifiquement les subventions aux cultures énergétiques dans les pays occidentaux : « Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à six milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant ». Les cultures énergétiques étant subventionnées, elles sont donc très rentables et il n’est pas surprenant de les voir se développer au détriment des cultures alimentaires. Aujourd’hui, les principaux végétaux utilisés pour la fabrication de biocarburants sont le soja, le blé, le colza, le maïs ou la betterave ; autant d’aliments qui ne finiront pas dans l’assiette des gens.
Alors je pose la question : Manger ou conduire, faut-il choisir ? Et bien oui, l’un est besoin vital, l’autre ne l’est pas. Dans un contexte où la sécurité alimentaire mondiale est menacée, il faut encadrer l’essor des biocarburants avec précaution et repenser l’agriculture de demain. Le 15 Avril dernier, des experts ont d’ailleurs publié un rapport appelant à soutenir les petits paysans et à intensifier les recherches en agroécologie et considérant les biocarburants comme une menace potentielle aux cultures alimentaires, qu’elles soient intensives, extensives ou vivrières.
Les agrocarburants ou biocarburants représentent un possible alternative énergétique à long terme mais leur essor actuel provoque plus de problèmes que de solutions. Ils possèdent certes des avantages car ils émettent moins de dioxyde de carbone lors de leur consommation que les énergies fossiles et ils sont de surcroît renouvelables. Cependant, leur système de production doit être considérablement amélioré car les émissions de ce même dioxyde carbone sont également importantes lors du processus de fabrication (balance énergétique négative dans le cas de l’éthanol) et les techniques visant à utiliser uniquement les déchets agricoles pour produire « l’or vert » sont loin d’être au point…
Pour en savoir plus :
- Bagarres mortelles pour le pain en Egypte (rue89.com)
- Mobilisation internationale contre la famine en Haïti (Lemonde.fr)
- La montée en puissance des agrocarburants risque d’exacerber les pénuries alimentaires (Lemonde.fr)
- Les biocarburants accusés d’exacerber la crise alimentaire (Lemonde.fr)
- Des experts appellent à repenser l’agriculture de demain (Lemonde.fr)
- La hausse des prix nourrit la révolte des pays pauvres (Liberation.fr)
Je vous conseille également de re-écouter l’émission d’Alain Bedouet « le téléphone sonne » du 16 Avril 2008 sur France Inter sur le même sujet.
Et enfin, puisque vous avez été sages, vous avez le droit a une petite vidéo (extrait de l’émission Le dessous des cartes sur Arte) :
(Photo : Heather)
On a beau dire, il y a du bon et du mauvais partout. On peut par exemple très mal manger dans un restaurant français et se régaler dans un restaurant anglais, oui, oui, je vous assure ! Alors la semaine prochaine, je vais aller faire un tour au Realfood Festival (l’équivalent de nos salons du terroir) pour conforter mon opinion sur la bouffe anglaise. On trouve des produits de super qualité à Londres et je compte bien en déguster plein gratuitement. Enfin, quand je dis gratuitement, c’est pas tout à fait vrai puisque l’entrée est payante…
Alors pour les londoniens que ça intéresse :
Realfood Festival
Du 24 au 27 Avril 2008
Earl’s court 1, London
Réservations : par internet ou au 0871 231 0831
Une recette simple à réussir pour finir les repas d’été en beauté.
Préparation : 15 minutes
Repos : 4 heures
Pour 6 personnes
Ingrédients :
- 250 grammes de mascarpone bio
- 3 gros œufs (ou 4 petits) bio
- 100 grammes de sucre équitable et bio
- Poudre de cacao amer équitable et bio
- Une pincée de sel de mer non raffiné
Vous pouvez également utiliser des ingrédients conventionnels, mais le but, c’est quand même d’être éthique !
- Séparez les jaunes des blancs dans deux saladiers différents.
- Mélangez les jaunes, le sucre et le mascarpone avec un fouet électrique jusqu’à obtention d’un mélange onctueux.
- Nettoyez ensuite votre fouet et utilisez-le pour monter vos blancs en neige avec une pincée de sel. Pour savoir si vos blancs sont bien en neige, prenez un peu de blanc avec une cuillère et retournez-la, si le blanc reste collé, c’est bon (voir photo).
- Incorporez les blancs en neige au mélange à l’aide du spatule jusqu’à obtention d’un mélange encore plus onctueux.
- Préparez un demi-litre de café bien corsé.
- Trempez les biscuits à la cuillère dans le café et disposez-les en couche au fond de votre plat.
- Mettez ensuite une couche du mélange puis alterner les couches en finissant par le mélange.
- Pour la touche finale, utilisez une passoire pour saupoudrer le cacao sur votre préparation.
- Et voilà, mettez au frigo au moins quatre heures de servir. C’est ça qu’est bien, pas de cuisson, pas de raté !
Je vous conseillerai un vin rouge de dessert (un porto ou un Maury) pour accompagner le tout. Bonne dégustation…
Autres recettes
(Photo :Paul-Henri/Flickr)
Aujourd’hui, un extrait du livre de Laurent Gaudé, Le soleil des Scorta, qui a remporté le prix Goncourt en 2004…
[…]Ce jour-là resta gravé dans la mémoire des Scorta. Car pour tous, adultes comme enfants, ce fut la première fois qu’ils mangèrent ainsi. L’oncle Faelucc’ avait fait les choses en grand. Comme antipasti, Raffaele et Guiseppina apportèrent sur la table une dizaine de mets. Il y avait des moules grosses comme le pouce, farcies avec un mélange a base d’œufs, de mie de pain et de fromage. Des anchois marinés dont la chair ferme et fondait sous la langue. Des pointes de poulpes. Une salade de tomates et de chicorée. Quelques fines tranches d’aubergines grillées. Des anchois frits. On se passait les plats d’un bout à l’autre de la table. Chacun piochait avec le bonheur de n’avoir pas à choisir et de pouvoir manger de tout.
Lorsque les assiettes furent vides, Raffaele apporta sur la table deux énormes saladiers fumants. Dans l’un, les pâtes traditionnelles de la région : les troccoli à l’encre de seiche. Dans l’autre, un risotto aux fruits de mer. Les plats furent accueillis avec un houra général qui fit rougir la cuisinière. C’est le moment ou l’appétit est ouvert et ou l’on croit pouvoir manger pendant des jours. Raffaele posa également cinq bouteilles de vin du pays. Un vin rouge, rugueux, et sombre comme le sang du Christ. La chaleur était maintenant à son zénith. Les convives étaient protégés du soleil par une natte de paille, mais on sentait, à l’air brûlant, que les lézards eux-mêmes devaient suer.
Les conversations naissaient dans le brouhaha des couverts – interrompues par la question d’un enfant ou par un verre de vin qui se renversait. On parlait de tout et de rien. Guiseppina racontait comment elle avait fait les pâtes et le risotto. Comme si c’était encore un plaisir plus grand de parler de nourriture lorsque l’on mange. On discutait, On riait. Chacun veillait sur son voisin, vérifiant que son assiette ne se vide jamais.
Lorsque les grands plats furent vides, tous étaient rassasiés. Ils sentaient leur ventre plein, Ils étaient bien. Mais Raffaele n’avait pas dit son dernier mot. Il apporta en table cinq énormes plats remplis de toute sorte de poissons pêchés le matin même. Des bars, des dorades. Un plein saladier de calamars frits. De grosses crevettes roses grillées au feu de bois. Quelques langoustines même. Les femmes, à la vue des plats, jurèrent qu’elles n’y toucheraient pas. Que c’était de trop. Qu’elles allaient mourir. Mais il fallait faire honneur à Raffaele et Guiseppina. Et pas seulement a eux. A la vie également qui leur offrait ce banquet qu’ils n’oublieraient jamais. On mange dans le Sud avec une sorte de frénésie et d’avidité goinfre. Tant qu’on peut. Comme si le pire était à venir. Comme si c’était la dernière fois qu’on mangeait. Il faut manger tant que la nourriture est là. C’est une sorte d’instinct panique. Et tant pis si on s’en rend malade. Il faut manger avec joie et exagération.
Les plats de poisson tournèrent et on les dégusta avec passion. On ne mangeait plus pour le ventre mais pour le palais. Mais malgré toute l’envie qu’on en avait, on ne parvint pas à venir à bout des calamars frits. Et cela plongea Raffaele dans un sentiment d’aise vertigineux. Il faut qu’il reste des mets à table, sinon, c’est que les invités n’ont pas eu assez. A la fin du repas, Raffaele se tourna vers son frère Guiseppe et lui demanda en lui tapotant le ventre : « Pancia piena ? » Et tout le monde rit, en déboutonnant sa ceinture ou en sortant son éventail. La chaleur avait baissé mais les corps repus commençaient à suer de toute cette nourriture ingurgitée, de toute cette joyeuse mastication. Alors Raffaele apporta en table des cafés pour les hommes et trois bouteilles de digestifs : une de grappa, une de limoncello et une d’alcool de laurier,[…]
Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé aux éditions J’ai lu.
Aujourd’hui, une petite vidéo trouvée sur le site Neomansland sur les vertus et bienfaits des haies dans nos campagnes.
Apportez votre soutien au Comité 252 contre les OGM. Copiez, collez et signez de votre nom le texte ci-dessous et envoyez-le à l’adresse email indiquée…
L’Appel du « Comité 252 »
Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l’agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L’avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d’OGM.
Nous nous félicitons de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’amendement 252 ajoutant à l’article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées “sans organismes génétiquement modifiés” et en toute transparence ».
Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.
Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s’engager à respecter le vote du Parlement et de s’opposer à toute tentative de suppression de l’amendement 252 jusqu’à l’adoption définitive de la loi.
Pour signer l’appel : amendement252@gmail.com
Autres pétitions à signer
Autres articles sur les OGM
Biotop est une entreprise spécialisée en lombriculture mais elle manque selon moi de sérieux…
Pendant l’hiver, j’ai fabriqué un très joli bac a lombricompostage à mes parents (photos à venir). J’ai utilisé des caisses de rangements empilables selon les conseils d’un guide de lombricomopostage et j’ai commandé séparément 500 grammes de vers pour lombricompostage sur le site internet de Biotop.
Cela fait maintenant plus de trois semaines que j’ai envoyé mon paiement par chèque (et non, on ne pouvait pas payer en ligne avec la carte) et toujours aucune nouvelle. J’ai laissé plusieurs messages sur répondeur et envoyé plusieurs emails et aucune réponse.
Je n’ai certes pas été débité mais je trouve que leur système de prise de commande manque de sérieux et leur suivi clientèle est inexistant car ils n’ont répondu a aucun de mes messages. En supposant qu’ils n’aient pas reçu mon paiement, ils ne se sont même pas inquiétés de ne rien recevoir.
Finalement, je vais devoir leur faire un courrier pour leur demander d’annuler la commande (j’espère qu’ils recevront ce lui-là) et je me trouverai un autre fournisseur. D’ailleurs, Si vous avez des suggestions, je suis tout ouïe…
Autres articles sur le lombricompostage
(Photo : Lebacquer/Flickr)
Le poulet à la javel est interdit en Europe, mais les choses pourraient changer très bientôt…
Le poulet à la javel ou plus exactement au dioxyde de chlore est une réalité aux Etats-Unis depuis quelques années. Le procédé consiste en fait à tremper le poulet dans une solution de dioxyde de chlore afin d’éliminer toute trace de salmonelles et les campylobacters.
Les importations de ce type de volailles sont interdites dans l’union européenne depuis 1997, situation qui pourrait bien changer à l’approche du sommet UE-Etats-Unis en Juin 2008.
La commission européenne avait demandé à l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) de lui remettre un avis sur les effets de telles pratiques. La question principale de ce rapport était en fait de savoir si la consommation de volaille traitée au chlore pouvait entraîner « une tolérance accrue de certaines bactéries par l’organisme, ou une résistance plus forte aux antibiotiques ou autres agents antimicrobiens ».
Etant donnée l’absence de preuve (les gens semblent continuer à « bien » se porter aux Etats-Unis) sur les dangers d’un tel mélange désinfectant, la EFSA n’a pas émis d’avis défavorable (mais pas d’avis favorable non plus).
D’autres comités d’expert doivent être consultés prochainement et Androula Vassiliou, commissaire européenne à la Santé, a fait savoir qu’elle serai probablement en désaccord avec Günter Verheugen, commissaire à l’industrie et coprésident du Conseil économique transatlantique.
Le débat est donc lancé et il faut espérer que les conclusions seront défavorables car le consommateur serait une fois de plus la victime d’un système n’ayant pour unique intérêt que le profit.
Nous voilà face à une situation aberrante où guérir vaut mieux que prévenir puisque les contrôles sont quasi inexistants et la solution de facilité qu’est le bain désinfectant est privilégiée. On ne s’étonne pas non plus que ce soit une question de gros sous puisque la solution du simple « trempage » coûte évidemment moins cher que de mettre en place des contrôles réguliers tout au long de la chaîne de production, système actuellement en place dans l’union européenne.
Bref, pour rien au monde ne laissez tomber votre poulet bio élevé en plein air, même si il est un peu plus cher. Parfois, il faut savoir y mettre le prix plutôt que de le payer plus tard de notre vie, conseil d’ami…
Source : Le point
Autres articles sur le poulet

(Photo: Islegrl sur Flickr)
Vous connaissez sans doute cette chère fraise du Maroc ou d’ailleurs qui s’invite sur les rayons de nos magasins pendant nos froids hivers. Et bien sachez que ça s’appelle de l’incruste et elle n’a rien à faire là en hivers comme malheureusement bon nombre d’autres fruits et légumes. Alors si comme moi vous pensez que les fruits et légumes locaux, bio et saisonniers sont les meilleurs, c’est par ici pour signer la pétition.
Merci à Olivier de Quotidien Durable pour l’info…

(Photo: Flickr/Yoshiko314)
Nous savons tous que les énergies fossiles (pétrole et gaz) deviennent rares et par conséquent de plus en plus chères. En Espagne, certains ont trouvé une solution alternative pour se chauffer ; Juan Cabello, gérant de l’entreprise de chauffage madrilène Calordom, s’étonne même que personne n’y ait pas pensé avant lui. Selon lui, aucun risque d’explosion, aucune contamination, un chauffage prolongé, tout ça grâce aux… noyaux d’olives. Depuis quelques années, ces derniers sont utilisés comme combustible aussi bien dans l’industrie qu’à des fins domestiques. Pour ce qui est de l’installation domestique, elle se compose d’un silo et de tuyaux le reliant à la chaudière. L’entretien se fait une fois tous les mois et demi en remplissant le silo de noyaux d’olives et en vidant les cendres qui font un très bon engrais pour le jardin. Et selon Juan Cabello, ce ne sont pas les noyaux d’olives qui manquent en Espagne puisqu’il y en aurait assez pour chauffer deux millions de foyers.
L’entreprise vante les vertus économiques et environnementales de son chauffage à partir de la biomasse ; Tout d’abord en évoquant un coût d’installation de 3000 a 6000 Euros (amortis en quatre ou cinq ans), puis en expliquant que pendant la combustion des noyaux d’olive, le gaz carbonique émis ne dépasse pas celui que l’olivier a absorbé durant sa croissance à travers la photosynthèse.
L’organisation Greenpeace s’est cependant fait entendre sur le sujet. Selon Sara Pizzinato, si cette solution se généralise, «les cultures énergétiques deviendront intensives, ce qui suppose une utilisation élevée d’engrais dérivés du pétrole, l’utilisation de machines très demandeuses en pétrole, et en fin de compte un solde énergétique qui ne sera plus positif». Les écologistes mettent donc en garde contre un usage excessif de cette biomasse qui pourrait conduire à un appauvrissement des sols, à la désertification et donc au changement climatique.
Je n’ai pas malheureusement réussi à obtenir d’information sur le prix du kilo de noyaux d’olives. Je me disais que si on veut être autosuffisant en noyaux, il faut en organiser des apéros…
(Source : Libération/AFP)
Lire l’article de Libération.
Pâques, au delà de la dimension religieuse, est bien connue pour être le moment où l’on se gave de chocolat. Mais cette année, je suggérai des façons d’en manger sans trop culpabiliser. Bien sûr, je ne peux rien faire contre la forme de culpabilité qui consiste à se dire – Olala, c’est pas raisonnable, je devrais m’arrêter maintenant sinon je vais droit à la crise de foie – non, celle-là est un combat perdu d’avance. Mais, pour l’autre forme qui a rapport aux coulisses de la production de chocolat, je peux vous donner quelques conseils.
Alors, il y a bien évidemment le chocolat bio, le chocolat équitable et enfin, encore mieux, le chocolat bioéquitable. J’ai fait une brève recherche Internet sur la gamme de chocolats bioéquitables disponibles pour Pâques en France, c’est-à-dire œufs, cloches, lapins et autres figurines. Et bien l’offre parait être inexistante ou peut-être que je n’ai pas chercher assez longtemps ou assez bien. Il semblerait donc selon moi qu’il y ait une manne non exploitée à Pâques par les entreprises françaises fabriquant leur chocolat à base de cacao bioéquitable.
Personnellement, les chocolats les plus éthiques que j’ai trouvé cette année pour Pâques sont uniquement bio, oui, oui, je sais, honte à moi, bouh…mais c’est quand même pas faute d’avoir cherché. J’ai donc acheté mes œufs en Angleterre chez « Green and Black’s » et je dois dire que j’aurais pu mieux faire…
En tout cas, j’ai une super idée pour tout ceux qui n’ont pas encore acheter leurs chocolats de Pâques : Faites-les vous-mêmes !!!
Non, ce n’est pas une blague. Achetez donc des plaquettes de chocolats bioéquitables (Kaoka par exemple) et suivez la recette de Anne de Blogbio.
Joyeuses Pâques !!!
Autres articles sur le Chocolat
Une petite vidéo trouvée sur le site de Ripe Green Ideas, qui reprend avec “humour” une vidéo produit à l’origine par une marque de cosmétiques…
La vidéo originale :
Ceci étant dit, je trouve un peu scandaleux que cette entreprise américaine, Foster Farms pour ne pas la citer , fasse de la publicité qui certes, n’est pas mensongère, mais qui tend à embrouiller le consommateur dans ses intentions d’achats. En effet, en visitant le site internet de Foster Farms, je me suis vite rendu compte que leurs volailles ne sont ni élevées en plein air, ni issus de l’agriculture biologique. Le terme « fresh chicken » (poulet frais) est tout de même ambiguë et l’entreprise semble jouer là-dessus et c’est bien dommage. L’entreprise est en fait connue pour ses pratiques peu éthiques. La vérité sur la vidéo suivante :
Autres articles sur le poulet
(Photo : SWSU)
Si vous passez à Londres un de ces quatre, je vous conseille un restaurant en particulier, il s’agit du « Acorn House », autrement dit « la maison du gland », je sais, je sais, ça fait tout de suite moins glamour en français…
Je l’ai en fait découvert il y a voilà deux ans dans une conférence sur l’environnement où son chef, Arthur Potts Dawson, en faisait la promotion.
Le « Acorn House » a en fait la réputation d’être le resto le plus écolo de Londres. Dans la mesure du possible, les produits locaux, saisonniers et issus de l’agriculture biologique ont la priorité. De plus, ils font des économies d’énergie, du tri sélectif et du lombricompostage.
Mais ce n’est pas tout, l’établissement s’est également attaqué à la dimension sociale du développement durable. En effet, le restaurant offre des formations reconnues par l’état à des jeunes en difficultés issus des communautés locales. Le restaurant est également engagé dans divers programmes de sensibilisation du public pour une alimentation saine et variée.
J’y suis allé, je me suis régalé et j’ai passé une excellente soirée. Le restaurant est situé à dix minutes à pieds de la gare Eurostar de Saint Pancras, alors pour ceux qui arrivent de Paris ou y partent, c’est pratique. Pour ce qui est du budget, ce n’est pas vraiment donné (environ 40 Euros par personne avec un verre de vin), mais on est à Londres, la ville la plus chère du monde et la qualité se paye…
Le site du Acorn House